par la fenêtre…

Par la fenêtre ouverte, je vois la ville sous la pluie. Je vois les flaques d’eau sur le toit du lycée, le soleil ne veut pas pointer le bout de son nez. Le ciel grisâtre empêche les habitants de se montrer.

 

Par la fenêtre ouverte, j’entends la pluie s’écraser sur les vitres, sur le sol. J’entends le vent souffler sur les arbres. J’entends le désespoir des habitants sous le ciel tourmenté.

 

Par la fenêtre ouverte, j’imagine un beau jour ensoleillé. Je m’imagine avec mon amoureux roulant dans l’herbe verte. Je suis seule au monde avec lui, mais j’entends aussi des enfants jouer aux gendarmes et aux prisonniers, des petites filles qui jouent à la poupée. Ce jour serait le plus beau. Le soleil brillerait et les oiseaux effleureraient le soleil.

   

                                                                          Anne-Marie Viard

Par la fenêtre ouverte…

 

Par la fenêtre ouverte, je vois la pluie tomber sur les carreaux et les arbres que le vent décoiffe. Les maisons ont l’air triste. Les champs sont boueux et le ciel, gris. Le train passe à toute vitesse, il a l’air de fuir la pluie. Les voitures ont les feux allumés, ce qui donne un peu de lumière.

Par la fenêtre ouverte, j’entends la pluie tomber sur le toit, les oiseaux ne chantent plus. J’entends le vent souffler dans les arbres.

Par la fenêtre ouverte, j’imagine un grand soleil sur les champs et un ciel bleu. Les prés sont verts et les animaux se régalent de vers de terre et d’insectes. Les maisons revivent. Les gens sortent enfin de chez eux. Les oiseaux chantent un air joyeux qui fait sourire. Le train prend son temps comme s’il voulait admirer le paysage.

                                            Melissa  Fontaine

Par la fenêtre ouverte…

Par la fenêtre ouverte, je vois le monde qui s’agite
Par la fenêtre ouverte, je vois le temps monotone
Par la fenêtre ouverte, je vois les gouttes de tristesse
Par la fenêtre ouverte, je vois l’air qui se débat

Par la fenêtre ouverte, j’entends le vent crier au désespoir
Par la fenêtre ouverte, j’entends le battement de cœur de l’amour
Par  la fenêtre ouverte, j’entends son cœur
Par la fenêtre ouverte, j’entends son souffle régulier

Par la fenêtre ouverte, j’imagine  ma vie avec elle
Par la fenêtre ouverte, j’imagine mon avenir
Par la fenêtre ouverte, j’imagine un vieux couple marchant sur le sable blanc
Par la fenêtre ouverte, j’imagine la mort

 Bitat Alexis

Par la fenêtre ouverte…

Par la fenêtre ouverte, je vois les gouttes de pluie s’écraser contre la vitre, les arbres dansent avec le vent. Il pleut, les maisons ne bougent plus. Il fait froid dehors, personne n’expose son corps.
Par la fenêtre ouverte, j’entends la pluie. Chaque goutte qui tombe me fait l’effet d’une bombe. Le vent souffle fort, le train klaxonne, mais qui l’entend ? Personne.
Par la fenêtre ouverte, j’imagine la pluie m’inonder, mouillant mes pieds, les maisons s’envoler et quelques mètres plus loin s’écraser. Nous ne sommes pas en sucre ! Mais la pluie le sait-elle ?

Vincent Courtier