L’atelier d’écriture

« La principale vertu d’une page blanche, c’est sa surface relativement réduite. Même quand on est plus paresseux que doué, on en arrive facilement à bout. Si la page avait un format de quelques centaines de mètres, personne ne serait jamais arrivé à écrire un roman. Trop décourageant. Mais là, c’est facile. »

Jacques Sternberg

Et c’est ainsi que quelques élèves de seconde, à tour de rôle, dans le cadre de l’accompagnement personnalisé, se confrontent à la page blanche… Stimulés par une contrainte d’écriture (au fond, je me donne des règles pour être totalement libre, écrit Georges Pérec), sur laquelle ils s’appuient pour mieux laisser libre leur main, à l’écoute de leur imagination, de leur sensibilité, libres de recueillir les mots qui viennent peu à peu. Puis on les ordonne et c’est la phrase qui se dessine, encore imparfaite, maladroite, qu’il faut retoucher: un mot de trop, on coupe, on élague, on efface les fautes, on accorde, on précise, on cherche le mot juste, à  la bonne place. On crée des effets grâce aux figures de style et puis le plus difficile, trouver la chute ! Alors on peut saisir ce qui est à présent un texte qui a de l’allure !

Écrire, ce n’est pas plus difficile que ça !

Christine Pasina